L’histoire à venir

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En 2021, compte tenu de la persistance de l’épidémie, nous faisons le pari d’une organisation inédite. Nous avons décidé de transformer le moment unique du festival en quatre moments éditorialisés, en mars, en mai, en septembre puis en décembre : quatre temps pour explorer les « Usages du faux ».

La question de la vérité revêt, depuis quelques années, une actualité singulière. Alors que nous pensions établies les limites entre mensonge et vérité, entre fiction et réalité, les déclarations de certains dirigeants politiques, les innombrables informations circulant sur Internet, les possibilités offertes par les images numériques, nous contraignent à une nouvelle vigilance. Réfléchir aux définitions du vrai et du faux constitue aujourd’hui l’une des premières missions de tout citoyen.

Pour sa quatrième édition, les organisateurs du festival L’histoire à venir vous invitent à interroger les « Usages du faux », au cours de l’histoire et jusqu’à aujourd’hui. Documents ou preuves fabriqués de toutes pièces, copies et faux en art, objets de contrefaçon, fausses nouvelles, imposteurs, artifices qui permettent parfois la manifestation du vrai… : nous questionnerons le faux dans tous ses états en nous posant la question de la norme qui permet de le définir comme tel, et du pouvoir que représentent les procédures de certification.

Départager le vrai du faux est avant tout une question de méthode, celle-là même qui fonde la démarche scientifique : évaluer l’authenticité des sources, établir des faits, et proposer une analyse. Comment les preuves sont-elles passées au crible de la critique et interprétées ? Comment repère-t-on une falsification et comment établit-on son origine, sa finalité, ses auteurs ? Car en définitive, à qui et à quoi sert le faux ? Les contre-vérités qui circulent aujourd’hui, les faux grossiers ou sophistiqués, les mensonges ou demi-vérités, les complotismes et autres manipulations, jusqu’au négationnisme, ont des effets sur notre monde social, des fonctions politiques et économiques, et des bénéficiaires qu’il s’agira d’identifier.

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L’histoire à venir est née à l’initiative de la librairie Ombres Blanches, du Théâtre Garonne, des équipes de recherche de l’université Toulouse-Jean Jaurès et des éditions Anacharsis.
Deux années de discussion, de réflexion et de travail collectifs ont abouti à l’organisation de L’histoire à venir, fondée sur l’idée partagée que la diffusion des savoirs est de la responsabilité de tous (chercheurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, associations et acteurs de la culture), pour s’adresser à tous.